ARTICLES DE FOI  

 

 

S e c o n d e P a r t i e

Une Nouvelle Dimension

Dans les premieres pages du livre, nous avions parlé des préjugés et des suggestions imposés par la société. Nous avions souligné que nous acceptions, à cause de ces préjugés et suggestions, plusieurs prétentions qui devraient alors être interrogées. On avait aussi indiqué qu'il fallait absolument revoir ces préjugés afin de pouvoir donner une bonne décision sur ce sujet.

Ici, nous allons voir l'un des plus importants préjugés appartenant au système courant. Nous allons essayer de comprendre ce qu'est "le monde extérieur", en mettant au jour un sujet qui n'a peut-être jamais été réfléchi jusqu'à maintenant.

 

Le monde formé des signaux électriques

La seule source de nos connaissances sur "le monde extérieur" consiste en nos 5 sens. L'homme n'imagine jamais que "le monde extérieur" pourrait être différent de celui dans lequel il croyait avoir vécu jusqu'aujourd'hui puisqu'il vit selon ces 5 sens. Nous sommes tellement conditionnés à croire que le monde extérieur est juste comme nous le percevons, qu'il est inutile pour nous de discuter sur ce sujet.

Or aujourd'hui, les recherches réalisées sur plusieurs branches de la science ont causé de sérieux soupçons concernant nos perceptions et le monde que nous percevons. Elles ont en même temps apporté un différent point de vue et même une nouvelle dimension, tout en détruisant la conception classique de "l'univers" et du "matière". Par exemple, Lincoln Barrett, l'auteur du livre "Univers and Einstein" dit ainsi:

"Tandis que les philosophes réduisaient toutes les réalités objectives en un monde d'ombre des perceptions, les scientifiques ont conçu les limites des sens humains avec angoisse et inquiétude."

Ce dont Barnett parle, c'est-à-dire la vérité que le monde extérieur change selon les perceptions, est repris par le neurologue Karl Pligram qui fait des recherches sur le cerveau:

"Le cerveau perçoit tout sous forme de signaux électriques, y compris les données de nos 5 sens. La couleur rouge, la dureté du bois ou l'odeur de la cologne ne sont que des fréquences…"

Donc ce que nous percevons comme "le monde extérieur" n'est formé que par des signaux électriques.

Voyons par exemple le fait de voir; la réponse donnée à la question "Comment voyons nous?" est souvent repondue de la façon suivante: "Avec nos yeux, bien sur!". Mais la situation n'est pas du tout ainsi.

Les photons perçus par l'œil sont transformés en des signaux électriques après y avoir subi une série d'opérations et parviennent au cerveau sous forme de signaux électriques. C'est-à-dire que le centre optique reçoit la copie électrique de la lumière au lieu de son original. Nous suivons les signaux électriques dans notre cerveau quand nous croyons voir les objets et nous percevons tout l'univers dans le centre optique dont la grandeur ne dépasse pas quelques cm3. Autrement dit, ce qui voit n'est pas l'œil mais le centre optique dans le cerveau. Et ce qui parvient au cerveau n'est pas du tout la lumière même, mais sa copie électrique. D'ailleurs le cerveau est isolant contre la lumière. C'est pourquoi il est impossible pour le cerveau de contacter avec la lumière. Si nous plaçons un appareil mesurant l'intensité de la lumière (photocellule) dans votre centre optique, il n'y aura aucun mouvement sur l'indicateur de l'appareil même si vous regardez le soleil, car l'intérieur de votre cerveau sera complètement noir. Bref, le cerveau ne peut jamais contacter avec l'original de la lumière et donc de la matière. Bertrand Russell dit ainsi sur ce sujet:

"Quand le sens commun voit une table, ceci accepte qu'il a vu une table. C'est une grande illusion. Les ondes lumineuses causent des formations dans nos yeux et celles-ci causent des formations dans le nerf optique et enfin des formations dans le cerveau. Or, rien de tout cela nous amène à la table même."

(Bertrand Russell, Alphabet of Relativity, p. 161-162)

Ce qui compte pour l'œil est valable pour toutes les autres perceptions aussi. Nous humons les signaux éléctriques, nous les entendons et les goûtons. Le fonctionnement du fait de toucher n'est différent non plus. "…Même quand vous croyez heurter votre tête à un mur, vous ne touchez pas le mur même. Lorsque vous croyez toucher quelque chose, certains électrons et protons, formant la partie de votre corps laquelle vous croyez heurter, sont poussés ou attirés par les électrons ou protons de l'objet à la quelle vous croyez toucher. Mais il n'y a pas de contact physique. Vos électrons et protons sont gênés de s'approcher des autres électrons et protons. Et ce gêne est conduit au cerveau par les nerfs, l'influence produite dans le cerveau est celle qui est nécessaire à notre sens de toucher." (Bertrand Russell, In praise of idleness and other essays, p. 197-198)

Dans le phénomène d'ouïr aussi, les ondes sonores sont transformées en des signaux électriques par le cerveau et envoyées au centre auditif. Le système nerveux prend les copies électriques des ondes sonores comme dans le fonctionnement de l'œil, et le son est ainsi conduit jusqu'au centre auditif. En plus, il est impossible pour les ondes sonores d'atteindre le centre auditif, comme ce que l'est pour les ondes lumineuses parce que le cerveau est isolant contre les ondes sonores aussi.

 

Le monde extérieur se forme dans notre cerveau

Tout ce que nous voyons, touchons, sentons ne sont que des signaux produits par notre cerveau. Par exemple un homme qui mange une pomme ne contacte en réalité qu'avec l'image de ce fruit formée dans son cerveau et non son original. Ce qu'il appelle "le fruit", c'est en fait l'épreuve de la copie électrique concernant la forme, le goût, l'odeur et la dureté de ce fruit.

Dans ce cas, le monde extérieur que nos perceptions nous font connaitre est composé du total des copies électriques qui arrivent dans notre cerveau. Notre cerveau évalue ces copies durant toute sa vie. Et, nous nous trompons en considérant ces copies formées dans notre cerveau comme l'original de la matière.

Au début, il paraît tout à fait contraire au sens commun de dire que nous ne voyons que les perceptions des objets que nous pouvons directement voir et toucher autour de nous et que, lorsque nous touchons la table avec notre main, les images de la table et de notre main, ainsi que le sentiment de toucher éprouvé par notre main, ne sont que des images formées dans notre cerveau. Or la voie de s'élever contre une théorie quelconque n'est pas de prétendre que ce qu'on dit est contraire au sens commun mais de dire que c'est contraire à la logique… Nous percevons seulement les données des sens, c'est pourquoi nous ne pouvons pas connaitre les objets physiques par nos sens." ( La perception, l'audition et la connaissance, A.J. Ayer, V. Hacýkadiroðlu p. 215)

 

Nous ne pouvons pas atteindre l'original du "monde extérieur"

En conséquence, nous ne pouvons jamais être sûr de voir le véritable monde extérieur dans notre cerveau, puisque nous ne pouvons atteindre la matière-même par nos perceptions. Autrement dit, le cerveau crée un autre univers en transformant les avertissements parvenus en une autre langue selon son système spécial. Nous n'avons pas la possibilité de comparer si le cerveau nous donne une image juste, puisque nous vivons attachés à ce système depuis notre naissance.

Cela ressemble à un homme qui n'a jamais quitté sa chambre depuis sa naissance et qui a eu seulement l'occasion de connaitre le monde extérieur p`r l'intermédiaire d'un écran. Cet homme n'a pas la possibilité de savoir combien ces images les quelles il observe sur l'écran à la place du monde extérieur réflètent la vie véritable.

Bref, comment nous percevons le monde extérieur dépend tout à fait de nos perceptions et de l'interprétation faite par notre cerveau–même.

"Au fond , il n'existe dans l'univers ni une lumière comme celle que nous définissons, ni un son comme celui que nous entendons et ni une chaleur comme celle que nous percevons. C'est-à-dire nos organes de sens nous trompent entre le monde extérieur et le cerveau et y causent des interprétations limitées."

(Les enfants de l'univers, Prof. Ali Demirsoy, p. 3-4)

Quand à Bertrand Russell, il explique la différence parmi le monde extérieur et celui qui se forme dans notre cerveau par l'exemple d'un aveugle dans son livre nommé "Les affaires philosophiques". Nous pouvons décrire à un aveugle que la lumière est un mouvement onduleux, car un aveugle peut comprendre ce qu'est un mouvement onduleux à l'aide de son sens de toucher. Mais ce qu'un aveugle comprend de cette manière est totalement différent de ce que nous définissons comme le fait de 'voir la lumière'. Quand nous disons la lumière, il s'agit d'une chose que nous ne pouvons jamais décrire à un aveugle. Autrement dit, le mouvement onduleux qu'est la lumière et l'image que nous percevons dans le cerveau sont des concepts différents l'un de l'autre. Il est alors impossible de prendre la lumière pour la source de l'image formée dans notre cerveau. En ce cas, ceux que nous voyons n'auront pas de relation directe avec le monde extérieur et ne posséderont pas d'équivalent au propre sens. Il en est de même pour toutes les autres perceptions. Par exemple, prenons la perception d'ouïr: "Même la meilleure symphonie est composée des ondes sonores qui vibrent le tympan, c'est-à-dire des vibrations d'air périodiques. Toutes nos perceptions sensorielles consistent en nos perceptions personnelles dûes au monde extérieur mais qui en réalité ne s'y forment pas." (Les Sciences et La Technique, Août 1988).

C'est notre cerveau qui transforme les ondes sonores du "monde extérieur", en une symphonie par exemple. C'est-à-dire la musique n'est pas une chose qui existe dans le monde extérieur mais une perception formée par notre cerveau. Prenons de la même façon la perception de couleur; celles qui nous font voir les couleurs ne sont que les différentes longueurs d'onde parvenant à nos yeux. Le cerveau transforme ces différentes longueurs d'onde en des couleurs. Par exemple, nous voyons une pomme en rouge parce que notre cerveau transforme la longueur d'onde réflétée par la pomme en rouge. C'est-à-dire que ni la pomme est rouge, ni les arbres sont verts et ni le ciel est bleu en réalité. Ils sont colorés parce que nous les percevons ainsi.

La fameuse magazine française "La Recherche" éclarcit la situation de la façon suivante: "Il n'y pas une chose que nous pouvons définir comme rouge ou verte en la lumière. Nous ne pouvons pas parler de l'existence des couleurs au sens physique. Ce n'est qu'une perception psychologique." (Janvier 1981)

Autrement dit, les couleurs se trouvent dedans nous et non pas à l'extérieur.

Les Animaux voient différemment

Les animaux qui voient les choses de différentes façons et en différentes couleurs forment un autre exemple prouvant que la perception dépend du percepteur.

Pour un cheval, le ciel n'est pas bleu, mais gris. Contrairement aux humains, les abeilles peuvent voir les photons ultraviolets et c'est pourquoi ils perçoivent les couleurs tout-à-fait différentes. Pour les crocodiles et les rats, tout est noir et blanc. Les vaches et les taureaux vivent dans un monde où la couleur rouge n'existe pas. Chez les animaux, non seulement les couleurs mais les formes des objets sont aussi perçues différemment .

En ce cas-la, vient à l'esprit la question "La quelle de ces visions est juste?". Il est très clair que nous n'avons aucun point d'appui pour prétendre que ce que l'homme voit est vrai.

 

 

Nous vivons dans un monde limité par notre crâne

En conséquence, ce qui nous fait dire qu'une chose existe est la formation des perceptions de nos cinq sens grâce à cette chose. Mais ces perceptions ne sont pas les propriétés appartenant à l'objet; ce sont celles attribuées à l'objet par notre cerveau (ou plutot par notre esprit). C'est-à-dire, toutes nos perceptions comme la vue, l'ouïe ou le goût, comme le froid ou le chaud, la dureté, la douleur, sucré ou amer ne se trouvent pas dans le monde extérieur, elles sont dans notre cerveau.

Donc, puisque le monde extérieur se forme par l'ensemble de ces perceptions et que ces dernières sont produites par le cerveau, ce monde extérieur ne peut jamais exister sans le cerveau. Par exemple, il est clair et net que le fruit n'aura plus de sens lorsque nous éliminerons les perceptions de vue, de goût et de toucher produites par le cerveau et appartenant à cet objet. Un fruit sans couleur, goût, odeur ni dureté n'exprime rien.

Le monde que nous connaissons est un monde qui existe dans notre esprit et tracé, sonorisé, coloré, donc créé par l'esprit. C'est le seul monde dont nous pouvons être sûr.

En résumé, nous vivons dans un monde qui existe dans notre crâne, d'où nous ne pouvons jamais sortir. Et nous nous trompons en croyant que celui-ci est le monde extérieur. Ce ne sont pas là des interprétations ou une sorte de philosophie mais des découvertes scientifiques.

 

 

Existe-t-il vraiment "un monde extérieur"?

Les incertitudes qui se forment au fur et à mesure que la science se développe ne sont pas seulement basées sur les qualités du monde extérieur. Ces développements scientifiques détruisent notre confiance en nos perceptions en même temps que plusieurs personnes se posent la même question; existe-t-il vraiment un monde extérieur?

Avez-vous toujours pensé à la cause qui vous fait croire à l'existence d'un monde extérieur? C'est souvent une preuve suffisante de voir, entendre ou toucher un objet pour croire à son existence. Or, ceci est une croyance formée par les habitudes, sans appui scientifique et logique.

"(Dans le fait de voir) une stimulation artificielle quelconque formée sans les premières préparations (les stimulations naturelles) va causer chez nous le sens de ce que nous appelons 'voir la table', bien qu'il n'y existe pas une table du tout. Quant au sens de toucher qui a lieu lorsque nous touchons la table avec nos doigts, c'est un effet électrique sur les protons et électrons. Selon la physique moderne, il est formé par la proximité des protons et électrons. Si nous parvenions à obtenir le même effet sur les extrémités des doigts d'une façon différente (par une méthode artificielle), nous aurions senti la table, alors qu'il n'en existe pas du tout." (Bertrand Russell, Alphabet of Relativity, p. 161-162)

Ici, ce qu'on veut expliquer est qu'un homme peut éprouver le sentiment de voir, entendre ou toucher un objet, même si cet objet n'existe pas.

Le résultat dont ce développement vaut la peine d'y réflichir. Grâce à des stimulations formées artificiellement, notre cerveau peut percevoir un monde aussi véritable et vivant que son original, même s'il n'y a rien a l'extérieur.

Imaginons par exemple un appareil d'enregistrement très développé qui peut enregistrer tous les signaux électriques. Premièrement, enregistrons toutes les données (l'image du lieu-y compris celui de votre corps- les sons, les odeurs etc..) d'un milieu quelconque sous forme de signaux électriques dans une cassette vidéo. Puis, envoyons ces signaux au centre de perception cérébral concerné. Dans ce cas, quand le système commence à marcher, nous allons naturellement nous croire dans ce milieu enregistré à la cassette, puisque la vue, l'ouïe et les autres sens sont obtenus par des signaux électriques et que nous les dévisageons comme le monde extérieur.

Pour que notre cerveau crée un monde dans lui-même, seul l'existence des avertissements (artificiels ou véritables) est suffisante, nous n'avons pas besoin d'un vrai monde.

Lorsqu'on touche le centre mnémonique du cerveau au cours des opérations cérébrales, cette personne peut voir des images très variées comme sa maison, ses amis et des panoramas… Quand on touche le centre de goût, elle sent les goûts des différents aliments. Et quand on touche un autre centre, le malade commence à rire aux éclats.

 

Ce que le rêve nous apprend

Le rêve est un autre exemple au monde artificiel créé par notre cerveau. Notre vie dans le rêve est la plupart du temps très réelle. Un homme qui se voit poursuivi dans son rêve, court à perdre haleine et se sauve à toute vitesse, il se jette par terre au milieu de l'avenue pour ne pas s'écraser, il est parfois tellement ému qu'il peut avoir une crise cardiaque. Mais en effet, il n'y a pas un homme qui le suit, ni une voiture qui va l'heurter et le plus important de tout, n'existe meme pas son corps en réalité.

Bref, le rêve est un bel exemple pour démontrer que l'homme peut se croire dans un milieu formé de vrais matériaux, tandis qu'il n'y a aucune vérité matérielle.

Et si vous vous trouvez maintenant dans un rêve?... Cette question peut vous sembler ridicule. Mais imaginez que vous êtes dans un rêve maintenant et que quelqu'un vous dit que vous rêvez et que tout se passe dans votre cerveau. Qu'est-ce que vous lui auriez répondu? Selon vous, il n'y a aucune preuve démontrant que vous êtes dans un rêve. Tout est extrêmement net, les événements sont logiques, il n'y a rien à douter. Donc vous n'êtes pas dans un rêve, êtes-vous?!! Sont-elles celles-ci vos mesures de différence entre la vérité et l'imagination? Des images un peu plus différentes, les événements suivant un scénario un peu plus long etc…

Attention! La méthode à laquelle vous avez recours n'est pas du tout scientifique. Puisque vous ne pouvez pas distinguer le rêve quand vous êtes vous-même dans le rêve, il n'y a pas de raison pour dédaigner le rêve. Là aussi, vous vous trompez et croyez que tout est vrai. Vous voulez avoir une voiture qui n'existe pas du tout, ou encore vous tombez amoureux d'une personne qui ne vit pas. Puisque vous ne pouvez jamais quitter votre cerveau meme au moment ou vous vous reveillez, le reve n'est-il pas réduit au même niveau que votre vie laquelle vous prenez pour vraie.

Pendant votre rêve, les phénomènes se déroulent tout à fait en dehors de votre contrôle. Vous ne pouvez déterminer ni le lieu, ni le temps et ni le scénario. Soudain vous vous trouvez au milieu des événements dans votre rêve. Bien que vous soyez face à des logiques étranges et aux lois de nature incompréhensibles, tout ça ne vous semble pas bizarre.

La vérité pour vous est ce qu'on tient avec la main et ce qu'on voit avec l'œil . Or, dans le rêve aussi "vous tenez avec votre main et vous voyez avec vos yeux", pourtant ni votre main, ni vos yeux et ni un objet qu'on peut tenir et voir existent. A vrai dire, vous vous êtes trompé! Un philosophe qui ne peut pas résoudre ce problème exprime ainsi ses doutes:

"Sommes-nous maintenant éveillés ou bien rêvons-nous? C'est sans doute une question significative. En fait nous nous sommes plusieurs fois posés cette question dans nos rêves aussi. Alors là, nous répondons en disant que nous sommes éveillés, mais a chaque fois que nous nous réveillons, nous apercevons que nous nous sommes trompés. Mais ne peut-il pas s'agir maintenant aussi de la même erreur! Nous ne pouvons pas dire non, car un jour il peut s'avérer que nous rêvons."

(Hans Reichenbach, la naissance de la philosophie scientifique, p. 179)

Descartes aussi se penche sur le même sujet:

"Je me vois dans les rêves faire ci ou ça, aller ça et là; et lorsque je me réveille, je me rends compte que je n'ai rien fait du tout,que je ne suis allé nulle part et que je me couche sagement dans mon lit. Qui peut me garantir que je ne rêve pas maintenant et même, que toute ma vie n'est pas un rêve elle-même? Pour ces raisons-ci, la vérité du monde où je vis devient un sujet complètement redoutable." (Felsefenin Tarihi-L'histoire de la philosophie- Macit Gökberk, p. 263)

Alors qu'est-ce qui distingue la vie réelle du rêve? Que la vie réelle soit continue tandis que le rêve est interrompu, ou bien que les relations causes-conséquences apparaissent des manières très différentes dans le rêve? Au fond, ce ne sont pas des différences importantes. Car enfin, toutes les deux vies se forment dans le cerveau.

Puisque nous pouvons vivre aisément dans un monde irréel pendant le rêve, pourquoi la même chose ne serait-elle pas valide pour le monde où nous vivons? Il n'y a aucune raison logique pour ne pas penser que nous recommençons à voir une rêve plus longue dans la meme forme que la vie réelle lorsque nous nous réveillons.

La cause pour laquelle nous ne ressentons aucune doute bien que nous n'ayons aucune preuve à la main, ce n'est que nos habitudes et préjugés.

 

Le monde formé par l'hypnose

Pendant l'hypnose, bienque la personne soit dans une sorte de sommeil, elle voit, entend et sent de la manière que lui suggeste l'hypnotiseur. L'hypnotiseur peut faire celui qui est hypnotisé se sentir dans un lieu quelconque qu'il désire. On interpréte dans le magazine General Hospital Psychiatry (le numéro du Janvier 1987) un essai sur un garçon de 10 ans qui s'est cassé la jambe au cours d'un accident.

"On a fait entrer le petit garçon en transe en lui suggérant de fermer les yeux et de s'imaginer au cinéma. Durant l'opération, le malade est resté calme et il a emmené sa main gauche rythmiquement entre sa bouche et ses cuisses. Ainsi, le médécin a facilement placé la jambe cassée. Mais que signifiaient les mouvements de la main? Après son réveil, le garçon parlait d'avoir mangé du pop-corn au cinéma."

Nous pouvons faire entendre à un homme hynotisé le son que nous voulons, et lui empecher d'entendre ce que nous ne désirons pas. Si nous lui suggestons que notre voix vient du mur, il croirera le mur parler. Et si nous lui disons que notre voix vient de nos mains ou de nos oreilles, il l'acceptera aussi.

En plus pendant l'hypnose, la notion de temps aussi évolue beaucoup. Un essai réalisé au département de psychologie de l'Université de Virginia est très intérêssant. On hypnotise une étudiante et on lui a dit de retourner à ses années écolières et de visiter les classes dans son école une à une.

20 classes se trouvent dans son école et on demande à la fille de raconter tout ce qui se passe dans chaque classe où elle rentre. Mais elle a une demie heure pour ce faire et elle fait le réglage du temps à l'aide d'un métronome. On lui indique que le métronome fera un tic à chaque minute et elle réglera ainsi le temps:

"En effet, la fille hypnotisée a fait ce reglage par tête. Elle a accompli tout ce qu'on lui a dit et achevé l'essai comme planifié. Mais le métronome faisait le signe non pas à chaque minute mais à chaque seconde. Autrement dit, le métronome avait compté 30 secondes."

On a arreté le metronome à la fin de 30 secondes et le professeur a réveillé la jeune fille. Puis il lui a demandé ce qu'elle se souvenait. La fille a expliqué en detail tout ce qu'elle avait vu dans les classes. Quand on lui a révélé que l'essai avait duré seulement 30 secondes, ceci l'a beaucoup surpris. Le subconscient s'était arrangé selon l'ordre donné."

(100% de la force de la pensée, Jack Ensign Addington, p. 130).

Et même, si nous pouvions faire vivre le cerveau d'un homme sans son corps et lui donner des suggestions, nous pourrions par l'hypnose lui donner un visage et un corps comme nous voulions et lui faire vivre une vie semblable à la notre.

La matière : L'addition des zéros

De la médecine à la physique, dans plusieurs branchements de la science, les développements récents indiquent des doutes sérieux au sujet de la réalité du "monde d'extérieur". Les scientifiques et les astronomes déclarent que la vraie nature de l'univers n'est pas matière, mais une commande parfaite qui règne. Par exemple, Einstein dit: " Je me sens étonné quand je vois la commande de l'univers."

D'autre part, l'astronome Arthur Eddington exprime que le ciment de base de l'univers est la pensée. James Jeans, un autre astronome est également conforme aux expressions ci-dessus et déclare que l'univers est comme une grande pensée plutôt qu'une grande machine.

Les développements récents qui ont eu lieu en science au cours du dernier siècle ont créé quelques théories concernant la nature du monde et l'existence réelle de la matière et ont apporté un nouveau concept.

L'une des plus importantes études concernant la vraie nature de la matière est la théorie de relativité d'Einstein. Einstein, avec sa formule célèbre E=mc2, a affirmé que la matière est une forme d'énergie. En d'autres termes, l'unité de base de la matière est une énergie qui ne couvre aucune espace, ne tient aucun volume et n'a pas de masse. Dans ce cas-ci, il est impossible de déclarer que la matière a le volume et la masse, et que, par conséquent, il a une existence dans le sens que nous percevons.

" Avant la théorie de relativité, les scientifiques ont accepté l'existence de deux concepts séparés dans l'univers, la matière et l'énérgie. On pensait que la matière avait de la masse et du volume, et l'énergie était considérée et définie comme un concept onduleux et invisible dont manque d'une masse. Albert Einstein a indiqué que ces deux concepts sont identiques et a montré que ce qui est perçu comme la matière est de l'énergie en essentiel. Autrement dit, la matière est de l'énergie et l'énergie est de la matière."(Evren ve Çocuklarý-L'univers et ses enfants- Ali Demirsoy, p.18)

Un autre développement qui a rendu les définitions classiques de matière invalide est la physique de quantum. Pendant les recherches de l'atome, on a observé que l'analyse la plus profonde des atomes a indiqué une différente nature d'atome. C'est parce que les quarks, la partie de base de l'atome, ne sont pas de la matière mais de l'énergie. Ces particules ne peuvent pas être définies comme matière puisqu'elles manquent du volume et de la masse et ne couvrent aucune espace.

Par exemple, les photons sont également des quarks. Dans ce cas-ci, l'atome qui se compose de ces particules ne peut pas être défini comme matière. En conclusion, puisque l'élément de base du "monde extérieur " est l'atome, il n'est pas possible de parler de l'existence réelle de l'univers. Autrement dit, l'univers se compose des atomes qui ne sont pas de la matière.

"Toutes les matières dans l'univers, même s' ils sont sous forme de gaz ou de liquide, sont constitués de diverses vagues. Nous vivons dans un océan des vagues et percevons de différents niveaux d'énergie sous forme de différents sens. " (Evren ve Çocuklarý-L'univers et ses enfants, Ali Demirsoy, p.6)

Aydýn Arýtan, un auteur de la magazine de Science and Technique énonce ce qui suit: "L'univers se compose également des vagues, de diverses vibrations ayant des différentes fréquences. La physique de quantum nous indique que ces vibrations composent les dimensions et la matière que nous percevons. Pourtant nous percevons le monde extérieur non pas en tant que des vagues mais comme images et matière. Dans ce cas-ci, le monde extérieur et toutes ses perceptions est une perception fausse, juste comme ce que Berkeley avait dit: " Comme on le voit, le monde extérieur comme généralement référé, n'est rien mais un océan des vagues qui n'a ni la masse, ni le volume et ni l'emplacement. Alors pourquoi le percevons-nous en tant qu'images régulières? La réponse est que nous vivons dans un monde produit par notre esprit. La couleur, la voix, la masse, la force, la forme et d'autres sont tous des concepts qui n'ont pas une existence réelle dans le monde extérieur mais produits par notre esprit".

Aydýn Arýtan trace les grandes lignes de ce concept ainsi: "Nous percevons le monde extérieur comme la matière et les images parce que notre cerveau et nos sens sont organisés de cette façon. Pourtant ceci ne signifie pas que le monde extérieur a ces propriétés en réalité."

"Si nous essayons de connaître l'univers par nos sens, nous ne pouvons pas trouver la vérité. Si nous essayons de la savoir par des moyens autres que nos sens, alors nous rencontrons l'esprit manquant des formules mathématiques." (Evren ve Çocuklarý-L'univers et ses enfants, Ali Demirsoy, p.97)

Le neurologue Karl Pilgram qui est connu par ses recherches sur l'existence réelle du monde extérieur déclare que "le monde d'extérieur" est juste un hologramme composé des vagues décodées par le cerveau;

"Dans un colloque tenu à Minnesota, Pilgram a déclaré que la réponse pourrait être en psychologie de Gestalt. En d'autres termes, ce qui est perçu saisit une réalité avec le type de perception que le percepteur a. Peut-être le monde entier n'est rien mais un hologramme. L'assistance qui s'asseoit devant lui, est-elle seulement un hologramme? Sont-elles des fréquences décodées par son propre cerveau et le cerveau des autres? Si la nature de la réalité est la matière holographique, alors le monde, juste comme ce qui est représenté en philosophies de l'Extrême-Orient, n'est qu'une perception fausse. " (The Sun,le 9 Septembre 1990)

En conclusion, quand nous libérons nos esprits des préjugés, nous pouvons voir qu'il n'y a aucune évidence solide prouvant l'existence d'un vrai monde. Dans ce cas, la question suivante est la première qui vient à l'esprit: "S'il n'y a pas un monde extérieur, quelle est la source des images que nous voyons autour de nous? Comment nous estimons que nous vivons dans un monde vrai et réel?" Avant de répondre à ces questions, jetons un coup d'œil aux développements technologiques récents qui nous aideront pour mieux comprendre le sujet.

 

 

L'image à trois dimensions: L'hologramme

Comme la formation d'espaces imaginaires effectuée par notre cerveau, on peut former des espaces et objets imaginaires à trois dimensions "dans le monde extérieur" grâce à la technologie moderne. Cette technique de photographie à trois dimensions, réalisée à l'aide des rayons de laser, s'appelle l'hologramme.

Les images formées par l'hologramme restent suspendues dans le vide et il est possible de les voir de tous les angles en se promenant autour de ces images. On se sert de cette technique dans plusieurs domaines comme l'exposition des décors de théâtre, de précieux bijoux ou peintures. Il est impossible de distinguer l'image d'hologramme de l'objet réel, à moins qu'on la touche.

Tous ces exemples indiquent une réalite tres claire: aucun cerveau ne peut comprendre si les informations proviennent d'une source naturelle ou artificielle.

Cest-à-dire, notre pouvoir de voir, entendre, sentir ou toucher un objet ne prouve pas l'existence absolue de celui-ci. Nous ne doutons point de la réalité de l'espace dans la quelle nous nous trouvons pendant le rêve, l'hypnose ou bien la stimulation artificielle des nerfs. Or les espaces, les hommes ou les événements que nous considérons comme réels n'existent que dans notre cerveau.

Voici le resultat obtenu de tout ce qu'on a raconté jusqu'ici: Notre cerveau, ou notre esprit plutôt constitue un monde pour nous et il n'est pas possible pour nous d'avoir une information exacte au sujet de l'existence, ni la qualité réélle de ce monde.

Alors, comment pouvons nous être sur de la réalité de ce monde dans lequel nous vivons? Malgré l'absence des supports techniques et logiques, ce qui fait que nous croyons en réalité de "ce monde exterieur", ce sont nos habitudes et nos conditionnements.

Le spécialiste de neurobiologie Karl Pligram, connu par ses recherches sur le cerveau et la réalite du "monde extérieur", avoue que "le monde extérieur" n'est qu'un hologramme se composant des ondes déchiffrées par le cerveau;

"Pendant un symposium à Minnesota, Pligram a dit que la réponse pourrait être dans la psychologie de Gestalt. C'est-à-dire, ce qu'on percevait devenait réel selon la perception de celui qui le percevait. Peut-être que tout le monde n'était qu'un hologramme. Les spectateurs qui s'asseyaient devant lui, étaient-ils un hologramme? Etaient-ils des fréquences déchiffrées par les autres cerveaux et le sien? Si la nature de la réalité est holographique et que le cerveau fonctionne d'une manière holographique, alors le monde était une illusion comme le disaient les philosophies orientales. Le concret de tout était aussi une illusion." (The Sun, le 9 Septembre1990)

Par conséquents, si nous nous débarrassons des préjugés, nous découvrons qu'il n'y a rien qui approuve l'existence d'un monde réel en dehors de nous.

Dans ce cas, la première question qui vient à l'esprit est: "S'il n'existe pas un monde extérieur; quelle est la source des images les quelles nous voyons? Comment est-ce que nous nous sentons vivre dans un monde réel ?"

Avant de répondre ces questions-ci, un développement de la domaine technologique nous aidera à mieux comprendre le sujet. Même si c'est étrange à la premiere vue, dès qu'on se débarrasse des préjugements et des limitations de la raison et qu'on puisse penser librement, on se rend tout de suite compte de cette vérité.

 

La réalité artificielle: Le Simulateur

Pour cette technique nommé "simulation", on a besoin d'un monde artificiel créé grâce à un ordinateur. Par une sorte de lunettes d'écran, vous obtenez une image de trois dimensions. En plus, l'image de l'écran change d'une manière conforme à la direction vers la quelle vous tournez la tête, grâce au récepteur magnétique de ces lunettes.

Par exemple, si vous êtes dans l'image d'une chambre, vous voyez le plafond en levant la tête ou le plancher en la baissant. De cette façon, vous vous sentez être vraiment dans cette espace.

En même temps, c'est possible de changer cette image de trois dimensions de l'écran grâce à un gant dans le quel se trouvent des fibres obtiques et des récepteurs. L'image de main sur l'écran change selon nos mouvements manuels grâce à ce gant.

Ce gant cause le sentiment de toucher en même temps qu'il refléte nos mouvements manuels sur l'écran.

"Ýmaginons quelqu'un étant dans l'image d'une cuisine. L'image graphique de sa main avance devant soi vers la table et rencontre un verre. Une impulsion exercée sur les bouts des doigts lui donnera le sens d'une touche réelle. S'il prendra le verre, il le sentira être dans sa paume. Si cette personne va ouvrir le robinet, il va entendre l'eau couler à sa droite, et va croire le bruit de la porte frappée venir de sa derrière…

Mettez vos lunettes et votre gant et choisissez là où vous désirez vous promener sur l'écran. Vous verrez des immenses prairies vertes comme si vous êtes vraiment là. Quand vous tournerez votre tête, un magnifique panorama passera devant vos yeux. Vous allez sentir la touche et le poids de la pierre grâce à votre gant." (Science et Vie, Novembre 1991)

Comme on le voit, on peut facilement créer un monde artificiel par les sensations de vision et d'attouchement sans qu'il existe "un monde extérieur."

 

Qui est-ce qui voit?

"Le monde extérieur est-il vraiment là ou l'imaginons-nous dans notre tête? Tout le monde sait que nous possédons 5 sens. Tout le monde sait aussi que ces sens sont liés à certaines parties du cerveau par le système nerveux et que les stimulants sont enregistrés là au fur et à mesure que les informations s'y atteignent. Mais qui ou quoi voit en vérité ces données, met en ordre et organise les stimulants sensuels et les rend en une conscience complète que nous pourrons penser comme la perception du monde extérieur?" (L'encyclopédie Développement Sciences et Technique, p. 1216)

Il n'y a aucune doute que le monde où nous vivons se forme dans notre cerveau. Mais la question importante apparaît ici: Si tous ceux que nous voyons et vivons sont constitués des images qui ne sont basées sur aucune réalité matérielle comme le rêve, alors comment se forment–ils?

De temps en temps, on prétend que la source de ces images est une certaine fonction non découverte du cerveau. D'après cela, le rêve est une chose que la mémoire produit d'une façon incompréhensible. Bref, la réponse à la question "Qui fait voir ces images dans le cerveau?" est "Le cerveau les voit lui-même", alors qu'il n'y a aucune preuve.

Ici nous arrivons à un point important que nous avons négligé jusqu'à maintenant. Bertrand Russell dit ainsi sur ce sujet:

"Il est clair et net que, si nous considérons la matière comme un ensemble d'existence, nous devons le faire pour l'œil, le nerf optique et le cerveau aussi." (Alphabet of the Relativity, Bertrand Russell, p. 160-161)

Mais, si nous disons que "le monde extérieur" -y compris notre corps- est un ensemble d'images, nous ne pouvons pas considérer le cerveau séparé de cet ensemble.

Un exemple sur le rêve peut mieux expliquer le sujet: Pensons que nous suivons le rêve, conformément à ce qu'on a expliqué jusqu'ici, dans notre cerveau. Nous aurons un bras imaginaire, un corps imaginaire, des yeux imaginaires et aussi un cerveau imaginaire dans le rêve. Si on nous demande dans notre rêve "Où voyez-vous ces images?", notre réponse sera "Dans notre cerveau bien sur". Et si on nous demande encore sa place et sa forme, nous dirons en tenant notre tête imaginaire avec notre main imaginaire: "Mon cerveau est un morceau de chair qui pese à peu près 1 kg et qui se trouve dans ce crâne."

Mais le cerveau n'existe pas du tout, il n'y a qu'un cerveau et crâne imaginaires. Ce qui voit les images n'est pas le cerveau imaginaire du monde de rêve mais un être qui se trouve un peu plus "en arrière".

Il n'y a pas de différence physique entre le milieu du rêve et le milieu que nous appelons le monde réel. Alors, dans la vie réelle, ça n'aura aucun sens de répondre a la même question "Où vois-tu ?" en disant:"Dans la chair qui se trouve dans mon crâne". Ce qui voit est un être différent du cerveau.

Cet "être" voit, sent, réfléchit, aime, crainds, possède de l'intelligence et de la conscience. Cet être est vivant, il n'est ni matière ni image. La thèse que c'est un morceau de chair pesant 1,3 kg. n'est surtout pas convainquante.

Car ce monde à 3 dimensions ne peut jamais être créé par les cellules inconscientes de notre cerveau ou les atomes inconscients des quels se composent ces cellules. Si nous analysons le cerveau, nous allons rencontrer des structures naturelles comme des acides aminés et molécules que nous pouvons trouver partout dans l'univers. Donc dans ce morceau de viande que nous appellons le cerveau, il n'y a rien qui peut constituer les images, former la conscience et créer ce que nous appellons "moi".

Nous devons chercher cette chose qui voit, sent, réfléchit et que nous appellons 'moi' en dehors du corps. La religion exprime ce 'moi' par l'âme. Ce qu'est le monde extérieur pour nous (comme dans le rêve) se constitue des images montrées à notre âme par Allah pourvu de tout pouvoir, possédant une intelligence, connaissance, miséricorde et munificence infinie. Autrement dit, l'homme n'est pas dans l'univers mais l'univers est dans l'homme.

La raison pour laquelle le monde extérieur parait si convaincant bien qu'il n'ait aucune réalité est la perfection en images et perceptions. Le créateur crée un monde parfait à tout instant. Nous pouvons définir l'univers ainsi; un tel image qu'on peut nommer "la vérité".

 

La place de cette vérité dans le Coran

Tout ce que nous avons expliqué jusqu'ici permet la compréhension des certains faits importants. La véritable nature de l'univers se manifeste dans les explications données au-dessus et met fin à la souveraineté de l'approche matérialiste qui était valide dans le passé pour expliquer la nature d'Allah et des êtres humains.

Cette approche matérialiste est fondée sur la croyance que la matière a une réalité absolue. Nous avons déjà analysé et vu que la matière est formée des perceptions et des images. Dans ce cas, la réalité absolue ne peut être autre que le créateur de ces images. La matière composée d'image et de perception n'a pas de volume, alors la notion de lieu perd son sens.

Dans ce cas, la question classique "Où se trouve Allah?" trouve clairement sa réponse. Selon le peuple ignorant, Allah est "aux cieux". Il suit les gens de loin et intervient parfois. Cette logique est que l'univers est un ensemble de matières et qu'Allah se trouve en dehors de ces matières. La croyance en Dieu dans le Christianisme et dans les autres religions est ainsi aussi. Il en est de même pour le peuple ignorant qui prétend être musulman…

Or, comme nous avons examiné jusqu'à maintenant, la matière ne consiste qu'en une perception. Alors il est impossible qu'Allah soit en dehors de cet ensemble de matières. Allah est partout et recouvre tout. Rien ne peut être en dehors de Lui et ne peut demeurer indépendant de Lui.

Voilà quelques versets qui font connaître Allah:

"Et lorsque nous te disions que ton seigneur cerne tous les gens (par sa puissance et son savoir). Quant à la vision que nous t'avons montrée, nous ne l'avons faite que pour éprouver les gens, tout comme l'arbre maudit mentionné dans le Coran. Nous les menaçons; mais cela ne fait qu'augmenter leurs grande transgression."

(Al-isra-60)

"C'est à Allah qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de sa science et de sa puissance)."

(An-nisa/126)

"Ils sont dans le doute, n'est-ce pas, au sujet de la rencontre de leur Seigneur ? c'est Lui certes qui embrasse toute chose (par sa science et sa puissance)."

(Fussilat/54)

"Et Lui, Il est Allah dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous cachez en vous et ce que vous divulguez et Il sait ce que vous acquérez."

(Al-anam/3)

"A Allah seul appartiennent l'est et l'ouest. Où que vous vous tourniez, la face (direction) § d'Allah est donc là, car Allah a la grâce immense; il est omniscient."

(Al-baquarah/115)

"Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne s'est point attribué d'enfant, qui n'a point d'associé en sa royauté et qui a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions."

(Al-furquane/2)

"Nous avons effectivement créé l'homme et nous savons ce que son âme lui suggère et nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire."

(Qaf/16)

"C'est Lui Allah. nulle divinité autre que Lui, le connaisseur de l'invisible tout comme du visible. C'est lui, le tout miséricorDieux, le très miséricorDieux. C'est lui, Allah. Nulle divinité que Lui; le souverain, le pur, l'apaisant, le rassurant, le prédominant, le tout puissant, le contraignant, l'orgueilleux. Gloire à Allah ! Il transcende ce qu'ils Lui associent. C'est Lui Allah, le créateur, celui qui donne un commencement à toute chose, le formateur. A Lui les plus beaux noms. tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. et c'est Lui le puissant, le sage."

(Al-hasr/22-24)

Les philosophes islamiques qui ont profondement réfléchi sur le Coran se sont aperçus de cette grande vérité et ils ont vu que l'univers n'a pas une réalité matérielle. Ils ont énoncé des expressions très claires sur les natures véritables des êtres crées par Allah. Par exemple l'Imam Rabbani (vécu au 16ième siècle), l'un des protagonistes de l'histoire islamique, parle ainsi sur ce sujet :

"Allah a precisé un point de départ pour chacun de ses titres (Equitable, Pourvoyeur, Miséricordieux etc.) et a réfleté ses propriétés sur ceux-ci. Les corps des êtres qu'II a usés pour réfleter ses propriétés, Il ne l'a fait rien que de la non-existence. Pour chacun de ses titres, Allah a désigné un point de départ dans cet univers de non–existence par sa puissance infinie et Il les a créés en un niveau de sentiment et d'illusion. En outre, au temps et à la forme qu'Il a désiré.

L'existence de l'univers etant en un niveau de sentiment et d'illusion, n'est pas en un degré extérieur. Dans ce cas, dans la non-existence, se forme une stabilité au degré d'illusion et elle gagne une force et solidité avec la haute création d'Allah. Ainsi en ce degré, se forme quelque chose vivante qui sait, désire, voit, entend et parle. Mais par le moyen de reflet et ombre, elle n'a ni nom, ni indice dans le monde extérieur. Même à l'extérieur il n'existe rien que le Personnage et les titres d'Allah. Tout ceci s'est apparu sur le miroir à l'extérieur du Corps Auguste. Il n'y a rien d'autre en dehors de ça. Ainsi ils ont acquis une apparence à l'extérieur. Ils apparaissent exister à l'extérieur. Mais au vrai sens, il n'y a rien que le Personnage Auguste à l'extérieur" .

(Les lettres de Rabbani, l'Imam Rabbani, p. 517-519)

Les idées de Said Nursi -adaptées au language courant- sont aussi pareilles:

"Le monde matériel qui est un ombre de la lumière d'Allah se trouve à un degré imaginaire. Il devient le monde extérieur par l'ordre d'Allah. Il devient stable et constant. Alors, le monde materiel n'étant pas un véritable monde extérieur, il est non plus un ombre imaginaire et passager.( Parce qu'Allah l'a créé stable et constant). Il n'acquérit son existence que par la création d'Allah."

(Lettres, p. 503)

En conséquence, le monde extérieur (y compris notre corps aussi) consiste en un image, une idée reflétée à notre âme par Allah. Il ne peut pas occuper une place ni avoir une existence indépendante tout seul. L'univers est dans l'homme et ce qui recouvre l'homme tout autour n'est pas la matière mais Allah. Allah nous énonce cette vérité dans Ses versets:

"…Nous sommes plus près de lui(l'homme) que sa veine jugulaire" (Al Qaf/16)

Autrement dit, l'univers et l'homme ne sont pas des existences concrètes. Au contraire, Allah est la seule existence absolue tandis que l'homme et l'univers sont abstraits.

Plusieurs versets expriment les différents aspects du système de cette création:

"Est-ce qu'ils assignent comme associés ce qui ne crée rien et qui eux-mêmes sont créés?"

(al-araf/191)

"Et ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah ne créent rien, et ils sont eux-mêmes créés."

(An-nahl/20)

"N'est-ce pas Lui qui commence la création, puis la refait,..."

(An-naml/64)

Ces versets qui parlent de la création continue d'Allah sont les preuves de Sa création excellente qu'on perçoit dans chaque image qu'Il crée. La continuation de l'existence de l'univers dépend de la création permanente de son Créateur à chaque instant. Comme l'émission qui doit durer tout le temps pour que les images sur l'écran de la télévision puissent continuer...

Puisqu'Allah crée l'image, cela appartient à Lui de créer toutes les actions. C'est-à-dire nous marchons, courrons ou faisons un autre mouvement grâce à Allah qui crée les images de toutes ces actions à chaque carré. Le Coran explique ainsi cette verité:

"Ce n'est pas vous qui les avez tués : mais c'est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre) §, ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d'une belle épreuve de sa part ! Allah est audient et omniscient."

(Al-anfal/17)

"Alors que c'est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous fabriquez".

(Saffat/96)

"C'est plutôt à Allah le commandement tout entier."

(Ar-raad/31)

En conséquence, personne ne peut bouger indépendamment de Lui et chaque effet peut se réaliser par la volonté et le contrôle d'Allah.

Les versets qui parlent des preuves de la présentation des images à notre cerveau ne sont pas limitées par ceux-ci. Le Coran indique dans certains versets qu'Allah montre certains évenements aux hommes d'une manière plus différente que leur déroulement. Voici l'un de ceux-ci:

"Il y eut déjà pour vous un signe dans ces deux troupes qui s'affrontèrent : l'une combattait dans le sentier d'Allah; et l'autre, était mécréante. Ces derniers voyaient (les croyants) de leurs propres yeux, deux fois plus nombreux qu'eux-mêmes. Or Allah secourt qui il veut de son aide. Voilà bien là un exemple pour les doués de clairvoyance!"

(Al-imran/13)

 

Le sommeil, le rêve, la mort et l'au-delà...

Les déclarations du Coran au sujet du sommeil peuvent nous aider à mieux comprendre le sujet. Allah nous explique ainsi la qualité du sommeil :

"Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui il a décrété la mort, tandis qu'Il renvoie les autres jusqu'à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour des gens qui réfléchissent."

(Az-zumar/42)

" Et, la nuit, c'est Lui qui prend vos âmes, et il sait ce que vous avez acquis pendant le jour. Puis Il vous ressuscite le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Ensuite, c'est vers Lui que sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez."

(Al-anam/60)

Le Coran définit l'état de sommeil par la 'mort'. Il ne fait pas une séparation entre la mort et l'état de sommeil. Alors cela nous montre que l'évenement vécu pendant le sommeil se réalise dans le même système que la mort.

Alors qu'est-ce qui est ce phénomene qui a lieu pendant le sommeil et qui ressemble tant à la mort?

Le sommeil est l'état de l'âme humaine qui laisse le corps utilisé lorsqu'on est éveillé. Quand on commence à rêver, on utilise cette fois-ci tout-à-fait un nouveau corps et on perçoit un différent milieu. "La résurrection après le sommeil" comme mentionnée au verset, consiste en l'utilisation de nouveau de l'ancien corps et le retour à l'ancien milieu.

Donc, avec la mort on n'a plus une relation entre le milieu mondial et le corps utilisé dans ce milieu. Après une periode de sommeil qui pourrait durer jusqu'à la résurrection, on recommence la vie dans le milieu d'au-delà avec un nouveau corps.

Ce sujet est une clé servant à resoudre les notions concernant la religion sur lesquelles l'homme a souvent de la difficulté à comprendre. Par exemple, les sujets comme la mort et la résurrection consistent en le changement d'images montrés à notre âme par Allah. Chaque jour, à chaque instant, Allah crée de nouveau tout l'univers pour l'homme. Il montre toutes les beautés à l'âme humaine. Il recrée toutes ces beautés pendant la nuit dans le rêve aussi. Le passage à l'au-delà n'est pas du tout différent de s'endormir et de se réveiller. L'image du monde change et l'homme recommence sa vie d'au delà avec l'image d'un nouveau corps. Seul les images qu'on perçoit changent comme les images changent au réveil du rêve. Autrement dit, la différence entre le monde et l'au-delà est seulement comme un rideau de film sur nos yeux. La mort consiste en le soulevement de ce rideau.

Le rêve aussi est l'ensemble des images qu'Allah nous fait voir, comme la vie mondiale. Le verset ci-dessous nous rappelle d'abord la verité qu'Allah recouvre tout et puis, nous parle du rêve en expliquant que c'est Allah qui le fait voir:

"Et lorsque nous te disions que ton Seigneur cerne tous les gens (par sa puissance et son savoir). Quant à la vision que nous t'avons montrée, nous ne l'avons faite que pour éprouver les gens..."

(Al-isra/60)

Semblables aux lois et scénarios dans le monde, les évenements et personnages, le fait de boire, manger, se promener dans les rêves sont aussi créés par Allah. Etant donné que les rêves sont montrés par Allah, ils peuvent contenir certains signes et indications sur l'avenir. Le Coran en donne quelques exemples dans la vie des prophètes. Dans la sourate Joseph, l'interprétation du rêve du prophete Joseph par son père et la réalisation de celui-ci après plusieurs années, l'interprétation du prophète Joseph sur les rêves des deux jeunes avec qui il restait ensemble au prison et sa réalisation, puis une autre interprétation de ce prophète sur le rêve du souverain occupent une place considérable. En dehors de cela, nous voyons dans le Coran le rêve du prophète Abraham et le rêve du prophète Mohammad :

"Allah a été véridique en la vision par laquelle Il annonça à son messager en toute vérité : vous entrerez dans la mosquée sacrée si Allah veut, en toute sécurité, ayant rasé vos têtes ou coupé vos cheveux, sans aucune crainte. Il savait donc ce que vous ne saviez pas. Il a placé en deçà de cela (la trêve de hudaybiya) une victoire proche."

(Al-Fath/27)

En verité, même le rêve tout seul est suffisant à l'homme pour mieux comprendre le sujet expliqué jusqu'à maintenant. Ceux qui veulent démontrer le rêve comme une fonction cérébrale prétendent recevoir certains signaux du cerveau durant le rêve et que cela prouve que tout ceci se passe et se termine là. Or Allah ne crée rien sans cause. L'âme et le corps humain sont l'un dans l'autre. L'effet fait par les notions comme amour, bonheur ou tristesse dans le cerveau est la necessité de cette liaison. Mais ce qui devient triste ou gai, voit et sent n'est pas la viande qui ne pèse que quelques centaines de grammes mais l'âme.

 

Les règles trompeuses de la CAUSE-EFFET

Toutes nos déductions à propos des évenements sont fondées sur le concret de la matière, à cause des conditionnements du peuple matériel. Or le Coran nous parle d'une verité très différente.

Tout le monde sait qu'il doit y avoir une source de lumière pour la formation d'un ombre. Mais le Coran nous révèle une logique à laquelle nous ne sommes pas habitués, concernant le rapport entre l'ombre et la lumière.

"N'as-tu pas vu comment ton seigneur étend l'ombre ? S'Il avait voulu, certes, Il l'aurait faite immobile. Puis nous lui fîmes du soleil son indice."

(Al-furquane/45)

Faisons-y attention, le verset souligne que l'ombre ne s'est pas formé lui-même par l'effet du soleil, mais il a été créé particulièrement. Et que le soleil a été un "indice" pour l'ombre...

Cette réalité expliquée par Allah avec l'exemple du soleil et de l'ombre montre que il n'existe dans la nature aucun phénomène qui soit la conséquence de l'autre et qui s'influencent réciproquement. Ce qui produit les phénomènes ne sont pas les choses qui semblent être leurs causes. C'est d'ailleurs le résultat naturel de tout ce qu'on a raconté jusqu'ici. Tout est constitué d'images que notre âme suit et sent. Alors un image ne peut jamais influencer l'autre. Aucun image ne peut pas être la cause ni la conséquence d'un autre. Le pouvoir n'appartient qu'à Allah et chaque image est créé à chaque instant par Lui. Il crée continuellement et c'est ainsi que les êtres font durer leurs existences. Le verset "…C'est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous fabriquez" (La sourate Saffat-37/96) énonce clairement cette vérité.

Souvenons-nous qu'il n'existe aucune différence entre notre perception du monde extérieur et le rêve. Dans ce cas, on comprend mieux le verset sur le rapport entre le soleil et l'ombre. L'ombre que nous voyons dans notre rêve, est-il aussi formé par le soleil que nous voyons dans notre rêve? Un soleil qui n'existe pas comment peut-il faire de l'ombre? Dans notre rêve, l'éclat du soleil peut même éblouir nos yeux. Puisqu'il n'y existe pas un vrai soleil et alors de la lumière, l'influence sur nos yeux est créée particulièrement. La même logique aussi est en question pour la perception du goût d'un fruit que nous mangeons dans le rêve -mais qui n'existe pas en réalité- ou d'une douleur causée par un objet dur contre lequel nous nous sommes frappés et qui n'existe non plus. La raison pour laquelle nous percevons les évenements comme la cause et conséquence l'un de l'autre est qu'Allah crée les causes et conséquences les unes après les autres. C'est-à-dire, les images de notre vie aussi sont créées une à une, comme un film composé de carrés. Par exemple, dans le premier carré est créé l'arbre et dans le deuxième son fruit. Nous, qui voyons ces deux faits l'un après l'autre, acceptons l'arbre comme la cause du fruit. Or c'est Allah qui crée le fruit ainsi que l'arbre.

De même -comme exprimé dans le verset ci-dessus- c'est Allah qui a créé l'ombre et le soleil qui semble être sa cause. La vraie cause de l'ombre n'est pas le soleil mais la création de l'ombre par Allah.

 

Des noms futiles: les lois de la nature

Sous la lumière de toutes ces informations, il faut réflechir de nouveau sur la qualité "des lois naturelles". Comment une loi peut-elle se réveler dans un milieu formé totalement d'images et de perceptions? Comment peut l'eau avoir une force ascensionnelle puisqu'elle est en qualite d'illusion? Ou bien comment peut-on expliquer l'effet de friction de l'air imaginaire?

Les versets du Coran explique les lois naturelles d'une façon différente de la pensée matérialiste habituelle:

"N'ont-ils pas vu les oiseaux assujettis [au vol] dans l'atmosphère du ciel sans que rien ne les retienne en dehors d'Allah ? Il y a vraiment là des preuves pour des gens qui croient."

(An-nahl/79)

"Votre Seigneur est celui qui fait voguer le vaisseau pour vous en mer, afin que vous alliez à la recherche de quelque grâce de sa part; certes Il est miséricordieux envers vous."

(Al-isra/66)

"C'est Allah qui fendre la graine et le noyau: du mort il fait sortir le vivant, et du vivant, il fait sortir le mort. tel est Allah. Comment donc vous laissez-vous détourner?"

(Al-anam/95)

Ce que nous appelons les lois naturelles sont formées par la création régulière d'Allah selon un ordre. Par exemple, Allah crée l'image d'un grain comme cause avant de créer celui de la fleur. Il ne crée pas l'image de la fleur sans créer celui du grain. Bien que ce soit Allah qui crée les causes et ses conséquences, Il relie les conséquences aux causes.

Les lois naturelles sont aussi nées grâce à la création divine des choses dans un certain ordre. Nous interprétons le pouvoir ascensionnel de l'eau par des navires nageant tout le temps sur les eaux de la mer, nous expliquons les oiseaux volant dans le ciel par le pouvoir ascensionnel de l'air. Mais en vérité, dans les versets "C'est Lui qui vous fait aller sur terre et sur mer, quand vous êtes en bateau…"(La sourate de Jonas-10/22 ) et "N'ont-ils pas vu les oiseaux assujettis [au vol] dans l'atmosphère du ciel sans que rien ne les retienne en dehors d'Allah ? Il y a vraiment là des preuves pour des gens qui croient." (La sourate d'An-nahl-16/79), on nous annonce qu'il n'existe pas une force quelconque dans la nature et qu'Allah règle les phénomênes pour nous sous cette forme. Les noms des forces dont nous croyons exister dans la nature, comme le pouvoir ascensionnel et l'attraction terrestre, ne sont donnés que par les hommes.

Albert Einstein détermine cette réalité dans ses paroles:

"Les concepts comme l'aattraction terrestre, la force éléctromagnétique, l'énergie, le courrant et le moment, toutes ces choses ne sont que des formes théoriques, des rapprochements et des symboles produits par l'homme pour expliquer la réalité objective qui se trouve à la base de toute chose." ( La science et la technique , no:272, p:28)

"…La puissance toute entière appartient à Allah…" (La sourate de Jonas/65)

Malgré les peuples matérialistes qui sont assez opiniâtre à produire des divinités imaginaires forment des concepts entièrement insensés comme la "mère nature". Les paroles du Prophète Joseph dans le Coran expliquent clairement cette réalité:

"Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu'Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite; mais la plupart des gens ne savent pas." (La sourate de Joseph-12/40)

Ce qui nous trompe, peut-être c'est que la plupart des hommes ignorent cette grande réalité. Mais comme on le précise dans le verset, l'ignorance des hommes aussi est une partie du système parce que ces hommes aussi doivent leur existence à la création d'Allah.

L'homme pourra mieux comprendre que le monde n'est qu'un image. Ce qu'on doit faire est de réfléchir et d'essayer de comprender l'existence d'Allah des aujourd'hui.

C'est parce qu'au jour de résurrection, la situation sera comme dans le verset suivant:

"Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis quand il y arrive, il s'aperçoit que ce n'était rien; mais y trouve Allah qui lui règle son compte en entier, car Allah est prompt à compter" (La sourate de Nur-24/ 39)

 

 
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